Zverev, l'éternel à la porte de france

Le spectre de Roland Garros hante toujours Alexander Zverev. À 29 ans, le troisième joueur mondial se confronte à son 41e tentative pour décrocher le titre le plus prestigieux du tennis. La question lancinante « Si ce n’est pas maintenant, quand est-ce que ça sera ? » résonne à nouveau, un écho du chant des Höhner victorieux en 2007.

Un parcours semé d’embûches

L’histoire de Zverev est celle d’un potentiel non réalisé, d’occasions manquées, de défaites amères. Les experts de naguère prédisaient une domination sans partage, une série de titres en pagaille. Pourtant, il n’a jamais franchi le cap. Goran Ivanisevic, vainqueur inattendu en 2001, reste désormais le « recordman » avec ses 48 tentatives.

Cette année, les obstacles se multiplient. Alcaraz, son principal rival, forfait en raison d’une blessure, et Sinner, numéro 1 mondial, éliminé prématurément par la chaleur. Zverev, malgré ses multiples succès – 7 Masters 1000, 2 titres de champion du monde, une médaille d’or olympique – n’a jamais su transformer son talent brut en conquête régulière.

Un match à l’équilibre

Un match à l’équilibre

Face à Rafael Jodar, 19 ans, un prodige espagnol en pleine ascension, Zverev se présente comme le grand favori. L’Espagnol, qui a réalisé un bond fulgurant dans le classement, pourrait bien compliquer les plans du German. Avec 9 heures et 19 minutes passées sur le court, Zverev bénéficie d’une certaine expérience, mais la jeunesse et la rapidité de Jodar pourraient s’avérer décisives.

La pression monte

La pression monte

« Il est fantastique, ce jeune homme. Il a fait un chemin extraordinaire en quelques semaines », confie Zverev, tout en minimisant la différence d’âge et l’avantage physique de son adversaire. « Je suis impatient de découvrir ce tennis, j’espère que ce sera un match passionnant. » Mais derrière cette façade de calme, la pression est palpable. Le public, les médias, et surtout, Zverev lui-même, sont obsédés par la nécessité de briser cette malédiction. Le soleil est annoncé pour dimanche, 26 degrés à l’ombre, ce qui promet un court chaud et intense.

Zverev doit impérativement gagner ce tournoi. Il a tout à perdre, et peu à gagner. La France attend. »n