Valverde sauve un point précieux pour l'uruguay face à l'angleterre
La tension était palpable à Old Trafford. Alors que le spectre de la défaite planait sur La Celeste, Fede Valverde a surgi de nulle part, une frappe magistrale dans les dernières secondes du temps additionnel, pour égaliser face à l'Angleterre. Un coup de génie qui a fait vibrer tout un stade et redonné espoir à l'Uruguay.

Un sentiment de soulagement et de fierté
L'émotion était palpable dans les propos du milieu de terrain madrilène. Valverde, visiblement heureux, a savouré ce moment de joie collective. « J'apprécie énormément la manière dont les choses se déroulent pour moi en ce moment », a-t-il confié, soulignant une période de forme optimale. « Cela fait un certain temps que je ne suis pas venu à la sélection et porter le maillot de La Celeste est toujours un immense plaisir. » La fierté transparaissait dans chaque mot.
Le penalty obtenu dans les ultimes secondes, transformé avec sang-froid par Valverde, a scellé le match nul. Un instant qui, malgré les doutes initiaux, a prouvé sa valeur. « Plusieurs coéquipiers sont venus me demander de le tirer, même si j'essaie toujours de laisser les attaquants prendre confiance avant le Mondial. Mais ils ont insisté pour que je le prenne, et je suis heureux qu'ils aient cru en moi. Grâce à Dieu, le ballon est entré. » Une confiance mutuelle qui témoigne de l'esprit d'équipe.
Le rôle de Valverde en sélection contraste avec celui qu'il occupe au Real Madrid. Sous les ordres de Bielsa, il est davantage positionné sur les ailes ou au milieu, avec une responsabilité défensive accrue. « Nous en avons discuté avec le sélectionneur pendant la semaine. L'idée d'aujourd'hui n'est pas celle que nous avons pour l'avenir, mais le coach a confiance en moi pour jouer dans différentes positions, et je ferai de mon mieux, quel que soit le rôle qui m'est confié. » Une adaptabilité qui fait de Valverde un joueur précieux pour l'Uruguay, capable de répondre aux exigences tactiques de son entraîneur, même si cela implique de se distancer de son rôle habituel au sein du collectif madrilène.
Plus qu'un but, ce match nul est une affirmation. Une réponse à ceux qui doutaient. Valverde, avec son dynamisme et sa détermination, a prouvé une fois de plus qu'il était un pilier de l'équipe uruguayenne. Et le réalisme de ses déclarations, loin des envolées lyriques, est aussi éloquent que sa frappe du soir : il ne parle pas de « meilleur moment de sa carrière » mais d'une « période où les choses se passent bien », conscient que le chemin vers le Mondial est encore long et semé d'embûches. Une humilité qui, paradoxalement, renforce encore davantage son aura.