Suisse : une dernière chance pour les joueurs de se hisser au sommet

La sélection suisse affronte la Norvège mardi soir dans un match déterminant. Pour certains, il s'agit d'une ultime opportunité de décrocher une place en Coupe du Monde cet été. La compétition est rude, surtout pour les joueurs évoluant en Super League.

Quatre ans sans un joueur de la super league dans le onze

Quatre ans sans un joueur de la super league dans le onze

Seuls trois joueurs de la Super League figurent actuellement dans l'équipe de Murat Yakin : Marvin Keller, Joel Monteiro et Alvyn Sanches, tous deux du BSC Young Boys. Sanches et Monteiro ont été titularisés contre l'Allemagne, mais leur temps de jeu reste limité. Cette situation illustre une tendance persistante : depuis près de trois ans, aucun joueur de l'un des quatre clubs de la Super League n'est appelé en équipe nationale suisse.

Le bilan est sévère. Si Zeki Amdouni avait percé sous Yakin, il n'a plus eu de minute depuis. Le FC Basel attend son représentant depuis le plus longtemps. L'histoire est un peu différente pour d'autres clubs. En 2025, le FC Luzern, Lugano et Lausanne ont pu voir leurs joueurs évoluer avec la Nati.

Adrian Bajrami (FC Luzern) a disputé des matchs en octobre, et Sanches, alors joueur de Lausanne, a fait ses débuts en mars. Albian Hajdari, lui, a quitté la Nati en mars pour l'équipe de Serbie. L'unique joueur du FC Winterthur à avoir réussi cette transition remonte au début du siècle.

L'absence prolongée de représentants de la Super League soulève des questions sur le développement du football suisse. L'écart entre les ligues européennes et la Nati semble s'élargir. Et la Norvège, elle, ne semble pas avoir ces mêmes difficultés.

Le match de mardi sera donc plus qu'un simple test. C'est une photographie de l'état actuel du football suisse, et une répétition générale pour l'épreuve ultime.