Sevilla : la loi expire, ramos et five eleven capital se disputent le destin
L’opération Sevilla, déjà bien cahoteuse, vient de subir un nouveau coup de théâtre. La clause de sauvegarde de la LOI, initialement conçue pour concentrer l’achat du club entre le groupe dirigé par Sergio Ramos et Five Eleven Capital, est tombée à son terme ce dimanche. Cinq mois de négociations, d’analyses financières et de tensions diplomatiques, tout cela pour aboutir à un blocage inattendu.
Un désaccord majeur, un ultimatum camaronero
Le camero, Sergio Ramos, avait présenté une nouvelle proposition mercredi dernier, une offre jugée insuffisante par les principaux actionnaires du club. Officiellement, ils ne souhaitent pas s’engager sur cette base, mais l'absence de réaction immédiate trahit un désaccord profond. La sanction pour rupture de clause de sauvegarde est lourde : 3 400 euros par action pour acquérir 85% du capital, avec une dette de 85 millions d’euros et une augmentation de capital de 80 millions d’euros à suivre. Une véritable facture.
Ramos, loin de se laisser intimider, n’a pas mâché ses mots sur les réseaux sociaux, dénonçant l’avarice des actionnaires actuels, qu’il juge prioritaires aux yeux de leur propre intérêt plutôt que de la santé financière de l’association. Il semble que la nouvelle offre ne réponde pas à ses attentes, laissant clairement entrevoir que le processus de vente est relancé.

Five eleven capital écarté, le sevilla en quête de nouvelles pistes
Cette volte-face, qui laisse Five Eleven Capital hors de l’équation, a considérablement dynamisé le marché. Bien que le groupe de Ramos dispose toujours de financements, ces derniers sont soumis à de nouvelles conditions. L’offre initiale, estimée à 100 millions d’euros pour acquérir 32 000 actions, soit 18% du capital, devient donc obsolète. Le reste des actionnaires, représentant 54 000 actions, est désormais exclu de l’opération.
Pour atteindre les 60% visés par Ramos, il faudra donc une augmentation de capital de 120 millions d’euros, soit un premier investissement de 42%. L'avenir du club blanquirrojo dépendra désormais de sa capacité à convaincre de nouveaux investisseurs, notamment via la ‘Tercera Vía’ proposée par Antonio Lappí et Fede Quintero. José Ignacio Navarro, à la tête de la direction sportive, tente de stabiliser le navire, après le départ de Cordón et García Plaza. L’heure est à la prudence et à la recherche de nouvelles opportunités.
Une conférence de presse est prévue demain, pour une date et un lieu encore à confirmer, afin de défendre la position de Ramos et de fournir sa version des faits. L’enjeu est immense : le Sevilla, fragilisé financièrement, a besoin d’une inonde d’argent pour renforcer son effectif. La situation est désespérée.