Pesic était-il en rage ? rathan-mayes exclu détonant dans le camp de l'alba
La flamme de Svetislav Pesic, coach de Bayern Munich, semble dangereusement proche de l'extinction. Après un affrontement public avec Xavier Rathan-Mayes, l'arrière canadien est désormais relégué aux rangs des observateurs, son rôle dans la finale contre l'Alba réduit à néant.
Un silence qui parle fort
Le match trois, une démonstration de maîtrise et de spectacle, n'a pas fait de vagues dans la cabine de Bayern. Rathan-Mayes, qui avait explosé à Bonn avec 19 points en demi-finale, est absent de la feuille de route de Pesic depuis le troisième acte. Une absence aussi brutale que surprenante, surtout compte tenu de la tension palpable dans l'équipe.

La colère d'un coach
La réaction de Pesic, après le match, est tout sauf discrète. Un torrent de paroles, un mélange d'explications forcées et d'accusations implicites, a éclaté. Il semble prêt à tout pour justifier ses choix, allant jusqu'à s'offusquer de la quête médiatique pour comprendre les raisons de l'exclusion de Rathan-Mayes. « Pourquoi ne me demandent-ils pas pourquoi l'autre a joué ? », s'est-il exclamé, dans un accès de colère.

Harris et l'éternel débat
L'affaire ne s'arrête pas là. Elias Harris, autre joueur marginalisé, n'a pas non plus trouvé sa place dans le cinq de départ. Pesic, visiblement agacé, a laissé éclater sa frustration, insinuant que la pression médiatique en Allemagne est particulièrement intense. « Pourquoi ne me demandent-ils pas pourquoi nous avons gagné ? », a-t-il répété, comme pour insister sur l'absence de questions sur la stratégie de l'équipe.
Un spectacle, mais pas de réponse
Pedro Calles, l'entraîneur de l'Alba, a tenté de désamorcer la situation, soulignant le caractère exceptionnel des rencontres. Mais Pesic, obstiné dans son propos, a refusé de céder. « Le premier match était un spectacle. Ce match aussi. Qu'est-ce qu'il te faut ? », a-t-il rétorqué, dans un ton accusateur. Il semble que le coach bavarois soit plus préoccupé par la gestion de la perception publique que par les performances de son équipe.
La fin d'une ère ?
Si l'annonce de Pesic concernant sa retraite après cette saison suscite une pointe de tristesse, il est indéniable que son comportement actuel pose un sérieux problème. Un coach qui se replie sur lui-même, qui refuse d'expliquer ses décisions et qui alimente un débat sans fin. Bayern Munich risque de perdre une partie de son identité, et Rathan-Mayes, lui, pourrait s'envoler avec un sentiment d'injustice.