Meier : le var, une erreur à corriger sans délai
Urs Meier, légende vivante du ballon rond et œil expert de France Télévisions, a franchi un pas décisif : il réclame l'abolition pure et simple de la VAR. Une prise de position explosive qui secoue le monde du football, et qui intervient alors que la polémique autour de l'arbitrage est à son comble.
Un système dévoyé, une promesse brisée
L'objectif initial du Video Assistant Referee était clair : corriger les erreurs manifestes, les « bourdes » qui pouvaient fausser un match. Or, constate Meier, la réalité est bien différente. Le nombre d'interventions ne cesse de croître, transformant le jeu en une succession d'arrêts-jeu et de consultations interminables. « J'ai toujours souhaité cela, observe-t-il dans une interview à ran. La VAR devait être un filet de sécurité, pas une constante source de perturbation. »
Cette critique s'inscrit dans un débat plus large, où la FIFA semble vouloir élargir encore le champ des possibles de la VAR, tandis que l'UEFA, au moins en théorie, aspire à un retour aux sources.
Uli Hoeneß, le puissant patron du Bayern Munich, a récemment ciblé l'arbitre Christian Dingert après le match nul contre Leverkusen (1-1). Meier ne mâche pas ses mots : « Hoeneß exerce une pression sur les arbitres depuis des années, même si cela s'est atténué ces derniers temps. Il est facile de critiquer de loin, mais il faut regarder les images en détail. Quel espace de manœuvre avait l'arbitre dans ce cas précis ? »

La règle du ballon de la main : un casse-tête insoluble
Au-delà du VAR, Meier s'attaque à une autre source de controverse : la règle du ballon de la main. « Si un attaquant commet une main juste avant un but, c'est sanctionnable. Je le répète depuis sa mise en place : cette règle est absurde. Elle est injuste, car elle pénalise systématiquement l'attaquant, tandis que pour les défenseurs, on continue de débattre de l'intention ou de la maladresse. » Cette disparité de traitement est un véritable nœud gordien pour tous les acteurs du football.
L'arbitrage, un métier difficile, est soumis à un examen minutieux constant. Mais la quête de la perfection ne doit pas se faire au détriment du spectacle et de la fluidité du jeu. Le constat d'Urs Meier est clair : il est temps de repenser les règles, de revenir à l'essentiel, et de laisser le football respirer. L'avenir du ballon rond pourrait bien en dépendre.