Honda : le moteur alonso toujours à la traîne malgré des progrès en fiabilité
Suzuka, Japon – Après une course prometteuse où Fernando Alonso a frôlé la victoire, Honda se concentre désormais sur l’amélioration des performances de son moteur, tout en reconnaissant que les gains ne seront pas immédiats. La fiabilité, point essentiel, a été prouvée, mais le déficit de puissance persiste.

Le moteur honda, 136 chevaux de retard : un défi de gestion énergétique
« Nous avons complété la distance de la course, ce qui représente un progrès significatif en termes de fiabilité », a déclaré Shintaro Orihara, ingénieur en chef chez Honda. Il insiste sur le travail intensif mené sur la batterie, mais aussi sur le moteur lui-même. « Nous travaillons en parallèle sur l’amélioration des performances du moteur, tant du point de vue mécanique que de la gestion énergétique. »
Les estimations, relayées par le paddock, sont alarmantes : le moteur Honda serait actuellement à 100 kW en deçà de la puissance des leaders. Cela représente une perte de 136 chevaux par rapport à Mercedes et potentiellement moins que Ferrari. La performance de l’unité de puissance est donc loin d’être optimale.
« Nous avons collecté beaucoup de données à Suzuka », poursuit Orihara. « Ces informations nous seront précieuses pour les quatre prochaines semaines avant Miami. » L'objectif principal est désormais d'optimiser la gestion énergétique, le moteur thermique approchant de ses limites.
« Une fois la fiabilité assurée, il ne reste pas grand-chose à pousser pour gagner en performance », a concédé l’ingénieur. « Nous devons nous concentrer sur la configuration des données et l’amélioration du moteur sur banc d’essai. »
La cifra habla por sí sola : le dépassement des performances des concurrents nécessitera des efforts considérables, et les délais ne seront pas courts. Honda ne se montre pas optimiste quant à une remontée rapide. L'équipe japonaise semble privilégiée une approche méthodique, axée sur l'optimisation pointue plutôt que sur des changements radicaux.
La course de Suzuka a confirmé une chose : la fiabilité est un premier pas, mais la bataille pour la performance est loin d'être terminée. Et elle risque de se gagner sur les marges les plus fines.