Griezmann : la 'champions' est une cicatrice à effacer
Antoine Griezmann, le visage grave, évoque un moment précis : la finale de Ligue des Champions 2016 contre le Real Madrid. Un penalty manqué, un échec persistant.
Une blessure qui ne cicatrise que par la victoire
Pour le meneur de jeu de l'Atlético de Madrid, la seule voie pour surmonter cette défaite est de remporter le titre européen cette année. « C’est quelque chose dont je ne pense pas tous les jours, mais chaque fois qu’on parle de la Ligue des Champions avec des amis, des coéquipiers, ça revient toujours à ce moment-là, 2016, le penalty », a-t-il déclaré à la UEFA. Il considère que ce sacre représenterait une véritable guérison.
« C’est la seule façon de le surmonter, c’est de le gagner cette année », insiste-t-il, avec une détermination palpable. La pression est immense, et Griezmann la ressent, clairement.

L'atlético, plus qu'un club, une passion
Il décrit son attachement à l'Atlético de Madrid comme « quelque chose de beaucoup plus profond qu'un simple amour ». « L'amour des couleurs du club, de l'écu, et l'amour du football, car la passion du public adore le football, et l'amour du travail acharné. Je suis entré en communion avec le club et sa fanbase très rapidement », explique-t-il. Un sentiment viscéral, ancré dans l'histoire et l'effervescence du Vicente Calderón.

Diego simeone, un pilier
Il souligne l’influence déterminante de Diego Simeone : « En fin de compte, il m'a tout donné et j'ai tout donné à lui. J'ai apprécié et continue d'apprécier de l'avoir à mes côtés. Je sais, au-delà de ma carrière, qu'il sera toujours un ami, un ancien entraîneur, et nous serons toujours très unis. » Une relation fraternelle, un partenariat de confiance, un pilier sur lequel s'est construit le succès de l'Atlético. Simeone, un maître dans l'art de créer une équipe, une famille. Un homme qui sait extraire le meilleur de chacun.
Le pragmatisme avant tout
Griezmann, loin des discours ampoulés, insiste sur l'importance du pragmatisme et de la performance. Il ne cherche pas à dramatiser, mais la profondeur de son émotion est indéniable. La victoire, pour lui, n'est pas seulement un objectif sportif, mais une nécessité psychologique. Une manière de clore un chapitre douloureux et de gravir de nouveaux sommets.