Dzeko : la bosnie, une défaite amère et un retour en force

Milan, 16 mai 2026 – Edin Dzeko, l’ancien géant bosniaque, a livré un entretien sans concession, bien loin des déclarations enflammées qu’on pouvait attendre d’un vétéran. La pression, il l’admet, était écrasante sur son pays, un échec persistant face aux Azzurri. Un sentiment d’infériorité qui, selon lui, a miné la confiance de la Bosnie.

Un retour en bundesliga : une bouffée d’air

Après une éphémère aventure en Serie A, Dzeko a choisi le chemin du retour, la Bundesliga 2, avec Schalke 04. « Il fallait retrouver une dynamique, une crédibilité », confie-t-il, avec un ton pragmatique. La fête en bateau à la Costa del Sol, suite à la qualification pour la Coupe du Monde 2014 – un exploit longtemps retardé – fut une catharsis collective, un symbole de résilience.

« L’italie, plus forte que nous »

« L’italie, plus forte que nous »

La controverse de Florence reste gravée dans les mémoires. L’exaspération de Dzeko face aux médias italiens, notamment à propos de l’ambiance délétère autour du stade et de la pression médiatique, est palpable. « Ils ont alimenté la pression, » assène-t-il sans ménagement. « L’Italie a été éliminée parce qu’elle a senti le poids du troisième mondial manqué. » Une critique acerbe, mais teintée d’une lucidité déconcertante.

Au-delà du terrain : une question de survie

Au-delà du terrain : une question de survie

À 40 ans, Dzeko ne se focalise plus sur les glissements de terrain. « Je dois me confronter à mon club », déclare-t-il. Mais, au-delà des considérations sportives, il y a une quête personnelle : « J’aime jouer, tant que je peux être utile à l’équipe. » Le secret de sa longévité ? « Un suivi rigoureux de mon corps. »

Rome, sarajevo et l’avenir

Rome, sarajevo et l’avenir

L’espoir pour l’AS Roma, son ancienne maison, de se qualifier pour la Ligue des Champions est tangible. « Je suis heureux pour Daniele De Rossi », ajoute Dzeko, avec une pointe de fierté. Quant à Muharemovic, un jeune défenseur prometteur, il pourrait bien être le premier renfort de l’Inter. Et Alajbegovic, l’espoir de la jeunesse bosnienne, doit rester humble et choisir judicieusement son parcours. L’avenir de la Bosnie, malgré ses talents, reste à définir.

Un retournement de situation

Un retournement de situation

Enfin, Dzeko conclut sur une note ironique : « J’espère que la Roma ira en Ligue des Champions. Et que mon ancien capitaine Daniele (De Rossi, ndr) réussisse à arrêter le Milan demain : je pense qu’il peut y arriver. » Un dernier mot, une promesse, une certitude. Le football, et la vie, continuent.