Bertoni: «messi ne sera jamais comme maradona, la juve et l'écart 1982, une honte»
«L’odeur de la sueur et de l’herbe fraîche, le son des crampons claquant sur le sol… c’est là que je me sens le plus à l’aise. Mon travail chez FélaSport, c’est déchiffrer l’invisible, traquer les nuances dans le jeu. Formé à l’Université Paul Sabatier et ayant perfectionné mon approche auprès de France Télévisions, j’aime plonger au cœur de l’action, décortiquer les stratégies et offrir à mes lecteurs des interviews exclusives, toujours construites sur une analyse technique précise. Chaque récit est une.»
Une vérité tranchée : messi, un phénomène, mais pas le même.
Daniel Bertoni, ancien attaquant argentin et héros de la Coupe du Monde 1978, ne mâche pas ses mots. «Messi ne sera jamais comme Diego. C’est une erreur de le comparer. Leo est un phénomène, certes, mais c’est une personne différente, tant sur le plan du caractère que sur le terrain. » Une déclaration sans équivoque, qui tranche définitivement avec les fantasmes de nombreux supporters.
L’ex-star, aujourd’hui âgé de 71 ans, observe le Mondial du Qatar avec un regard lucide. «Je croyais fin de compte qu'on pourrait arriver jusqu’au bout. On veut remporter cette Coupe pour la deuxième fois de suite. »
Il souligne l’importance de protéger Messi, ce qui lui a permis de se révéler. «Seul à ce point, le champion est sorti. C’est fondamental. » Il admire également le travail de Scaloni, pour avoir créé une équipe soudée et performante.

Le scandale de 1982 : «une honte»
Bertoni évoque avec amertume la finale de 1978, où il avait marqué un but décisif contre l’Hollande. «Ce but restera pour toujours une émotion unique.» Mais il n’oublie pas les années sombres de sa carrière, notamment la controverse autour du Scudetto 1982, volé à la Fiorentina par la Juventus.
«C’était une mascarade. On avait gagné, on méritait de gagner. J'ai dit : «Mieux vaut être des seconds que des voleurs». Et je le dirais encore aujourd'hui.
Il condamne fermement cette injustice, qualifiant l’affaire de «une honte». «Toutes des mensonges ! Nous avions une équipe formidable et nous étions les plus forts. Nous avons mérité. »

La juventus, un cauchemar
«À l’époque, le football italien était extraordinaire. Platini, Maradona, Zico, Falcao… Un niveau de compétition hors pair. C'était un rêve, un moment magique. » Il regrette le déclin du football italien, qu'il attribue à l'intrusion de la politique et de la spéculation. «Il faut retrouver des personnalités de terrain, comme Maldini, Baggio ou Antognoni, pas des politiciennes.»
Il conclut sur une note résolue : «Sans l'Italie, il n'y a pas de Mondial. Je ne le répète pas.»