Arbitrage : un système de signaux secrets révélé par un ancien arbitre
Paris, 27 avril –
Scandale à lissone : des gestes codés pour manipuler les var
L’ancien arbitre, Pasquale De Meo, a déversé un bombe sur le fonctionnement de la salle de Var de Lissone. Selon lui, un système de ‘signaux’ bien rodé, basé sur des gestes répétitifs, aurait permis à certains arbitres de faire valoir leur influence sur les décisions des assistants vidéo. Une pratique, qu’il décrit comme ‘connaissance de tous, source de malaise’, et qui, si elle était confirmée, constituerait une violation flagrante du protocole.

Des ‘saccage-carte-ciseaux’ au cœur de la controverse
De Meo détaille que ces signaux, notamment un ‘saccage-carte-ciseaux’ – une variation d’un jeu de pierre-papier-ciseaux – étaient fixés lors de réunions hebdomadaires. Cette opération, visant apparemment à corriger les erreurs des arbitres vidéo, aurait été orchestrée par Rocchi et Gervasoni. Un mécanisme qui, selon l’ancien officiel, induisait un décalage flagrant dans l’application des règles.

Pourquoi ces signaux, et pourquoi pas d’autres ?
La question centrale, selon De Meo, est simple : pourquoi ces signaux étaient-ils utilisés dans certaines rencontres, et pas dans d’autres ? Cette disparité, il la juge inacceptable et porte atteinte à l'intégrité du championnat. Il évoque même une possible protection des carrières de certains directeurs d'arbitrage, en évitant les sanctions liées à des erreurs flagrantes.

Un système contesté, un arbitrage fragilisé
L’idée est claire : les Var et les Avar sont censés opérer de manière autonome, mais ce système de ‘signaux’ interférait dans ce principe. L’ex-arbitre souligne que l’intervention de la Procure, comme l’a été récemment avec l’enquête sur le cas Nasca, représente une avancée significative. Il s'agit d'un jugement impartial, débarrassé de toute influence extérieure, contrairement à ce qui s'est passé jusqu'à présent.
Un jugement attendu, une vérité à démêler
Si les motivations exactes restent floues, l’affaire met en lumière une fracture profonde au sein de l’arbitrage français. L’ancien arbitre, qui a quitté le monde du football il y a deux ans, rappelle son propre cas, similaire à celui de Domenico Rocca, qui avait également dénoncé ces pratiques en 2023. Il conclut en soulignant que cette affaire est un signal d'alarme pour l'avenir du football professionnel.