Pétrole : les tensions géopolitiques font bondir les prix
Les cours du pétrole ont connu une nouvelle flambée le 12 mars, atteignant brièvement les 100 dollars le baril, en raison de l'escalade des tensions au Moyen-Orient. Cette hausse intervient alors que l'Iran a réaffirmé sa volonté de maintenir le détroit d'Ormuz fermé, perturbant un cinquième du trafic mondial de pétrole.
Le détroit d'ormuz, épicentre de la crise
Le prix du pétrole brut européen (Brent) a oscillé autour de 100 dollars, avant de s'établir autour de 99 dollars à 18h00, soit une augmentation de 8,30% par rapport à la veille. Le baril de Wti, référence américaine, a également grimpé à 95 dollars, en hausse de 8,70%.
La fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran est la principale cause de cette envolée. Téhéran utilise cette mesure comme levier de pression, consciente de son influence sur l'approvisionnement mondial. La nouvelle du Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, confirmant que le détroit resterait fermé pour exercer cette pression, n'a fait qu'aggraver la situation.
Cette situation rappelle les enjeux géopolitiques majeurs qui pèsent sur le secteur de l'énergie. L'Iran, acteur majeur de la production pétrolière, a désormais les cartes en main pour influencer les prix du marché. La volatilité des cours du pétrole risque de persister dans les prochains jours, avec des conséquences potentielles sur l'économie mondiale.
La hausse des prix du pétrole se traduit aussi par une augmentation du coût du gaz naturel, dont la production est également affectée par les tensions régionales. Cette situation pourrait entraîner une nouvelle pression inflationniste.