Berti: le derby, plus qu'un match, une question d'âme
Nicola Berti, légende interiste, n'a pas sa langue en poche. Et à l'approche du derby milanais, il lâche une déclaration qui risque de faire grincer des dents du côté du Milan. Pour lui, l'écart de dix points au classement n'est qu'une conséquence logique : l'Inter est tout simplement supérieure au Milan, une vérité que tout le monde en ville sait.
L'appel aux armes de leão et l'émotion du derby
L'appel de Leão à ses troupes à Cremona ? Berti approuve : « Il a bien fait, bravo Leão ! » Dans un match aussi crucial, il est normal de galvaniser son équipe, surtout quand on est clairement en position de force. L'ancien milieu de terrain ne se cache pas : « Ces dix points de différence, ce n'est pas un hasard. Il y a un cugino qui est nettement mieux que l'autre. », un clin d'œil appuyé à la rivalité historique entre les deux clubs. Ce qui rend le derby si spécial, selon lui, c'est l'intensité, la passion, la liberté de s'exprimer sans les contraintes du politiquement correct. « C'est une fête qui passionne le monde entier », insiste-t-il, avant d'ajouter, avec un sourire, qu'il n'aurait pas hésité à se prendre des coups pendant l'échauffement, signe de l'intensité de cette rencontre.

Les souvenirs, les provocations et le sentiment d'appartenance
Berti se souvient avec nostalgie des derbys passés, des provocations, des échanges de coups, mais toujours dans le respect. Il évoque le tunnel sur Costacurta en 1992-93, l'altercation avec Baresi, un match où il se sentait comme Michael Jordan, affichant son assurance et sa détermination. L'affection des tifosi interisti est une source d'énergie inépuisable pour Berti, qui se sent revigoré à chaque rencontre avec les supporters. C'est ce sentiment d'appartenance qui le motive et le pousse à se dépasser.

L'inter, un équipier d'exception et un scudetto inéluctable
Il encense Bastoni, Barella, Dimarco, des piliers de l'équipe, des joueurs qui incarnent l'esprit interiste. Il met en avant le travail de Cristian Chivu, un véritable maestro tactique qui a su créer une équipe affûtée et dangereuse. En ce qui concerne la déception en Champions League, Berti ne se laisse pas abattre : « Ces Norvégiens sont coriaces, mais nous devons apprendre de nos erreurs. » Il est clair pour lui que le scudetto est un objectif réaliste, voire inévitable, surtout après avoir laissé passer trop d'opportunités ces dernières années. Il anticipe une victoire éclatante contre le Milan, célébrant ainsi le 118ème anniversaire du club à minuit le dimanche.
« On va gagner le scudetto avec deux cents points d'écart, tellement qu'en se retournant, on ne les voit même pas ! », s'amuse-t-il, avant de conclure : « Et on ajoutera la Coppa Italia, même si battre le Como ne sera pas une mince affaire. »