City défonce l'arsenal : guardiola, le maître du sprint

La Premier League tremble. Après une série de ‘sorpasso’ fulgurants, Manchester City a dérobé le leadership à l’Arsenal, et le coup de poing est venu, comme toujours avec Guardiola, dans les derniers instants.

Un championnat obsédé par la vitesse

Il ne s’agit pas d’une coïncidence, loin de là. Pep Guardiola a tissé une stratégie basée sur la vitesse, sur la capacité à prendre l’antécipation. Trois des quatre Ligues Concacaf remportées par le Catalan sont nées d’une remontée spectaculaire. On se souvient de la démonstration face au Liverpool de Klopp en 2019, sept points encaissés puis transformés en domination. L’arrivée d’Arteta en décembre 2019 n’a fait qu’amplifier cette tendance.

Sky Sports révèle un détail saisissant : Guardiola a levé quatre titres de champion, et pourtant, depuis 2019, il a passé 86 jours de moins en tête de classement que son rival, Mikel Arteta (539 contre 453). L’écart est frappant, une preuve de la justesse tactique de Guardiola.

L’histoire s’est répétée. En 2022-23, City a renversé l’Arsenal après huit points de retard. Et encore une fois, en 2023-24, six points de déficit ont disparu dans les arrêts de jeu. Cette fois, le City a un léger avantage : les deux équipes sont à égalité de points, mais City possède un +37 d’écart d’étés, un facteur décisif dans ce ‘thriller’ final.

Guardiola, l’art du ‘sprinter’

Guardiola, l’art du ‘sprinter’

« Je me sens mieux, c’est vrai, parce que nous sommes plus proches », assène Guardiola. Mais il tempère : « Si les gens pensent que la course au titre est décidée par notre victoire contre l’Arsenal, ils se trompent lourdement. » Il est clair que le Catalan évite de se mettre la pression. « La saison dernière, j’étais nerveux. Nous pouvions nous faire éliminer de la Ligue des Champions. » La tension est palpable, et Guardiola le sait.

Il ne se fie pas non plus.