Napoli: conte, la rage contenue face à la lazio et l'appel à la sobriété

Une victoire écrasante, sans fioritures, contre la Cremonese. Antonio Conte, visiblement agacé, a déversé son venin après le match, loin d’afficher une satisfaction ostentatoire.

La lazio, un rappel amer de la réalité

Le rapport à la défaite de la Lazio, selon Conte, a été «excessif» pour une équipe qui, il le rappelle, a décroché un Scudetto et une Supercoppa en seulement deux ans. Un rappel, aussi, des lacunes persistantes du groupe napolitain, avec des postes à combler et une saison déjà éprouvante.

Mctominay, une nécessité tactique

Mctominay, une nécessité tactique

L’utilisation de Scott McTominay à la médiane a été impérieuse, une contrainte imposée par les effectifs réduits. Mais l’entraîneur italien insiste : «C’est sa position la plus naturelle. Il apporte un profil box-to-box, une présence physique et une capacité à se projeter vers l’avant, souvent de manière discrète, sans solliciter l’attention des défenseurs adverses.»

Alisson, une performance saluée

Conte a également souligné la brillante prestation d’Alisson, en progression constante. Le gardien brésilien a mérité son éloge, tout comme Gutierrez, qui a su s’imposer dans les moments clés. Mais une ombre plane sur la soirée: le penalty manqué. Un détail, certes, mais qui rappelle la fragilité du club.

La communication, un enjeu majeur

«Je ne veux pas faire de faux-pas, je sais que le travail est considérable et que nous méritons de terminer cette saison sur une note positive», a déclaré Conte. Il pointe du doigt une communication parfois excessivement pompeuse, contraste saisissant avec la réalité du terrain. Une critique implicite, bien sûr, mais lucide.

Lukaku, un souhait muet

L'absence de dialogue avec Lukaku, malgré la présence du dirigeant à Castel Volturno, a laissé l'entraîneur visiblement déçu. Un manque de reconnaissance, une prise de distance qui ne laisse rien paraître. «J’espérais un simple signe, un échange», concède Conte avec une amertume contenue.

Conclusion : vaincre, c'est bien, mais ne pas se laisser ébranler, c'est mieux.

Napoli s'accroche à sa deuxième place, consciente de sa force et de ses ambitions. Mais Conte, l'œil vif, ne manquera pas de veiller à ce que la fierté ne se transforme pas en arrogance. La saison ne fait que commencer et la bataille pour le Scudetto est loin d'être terminée.»